Alors que les festivités de fin d’année battent leur plein, un phénomène alarmant refait surface dans plusieurs quartiers de Lomé : l’augmentation des violences faites aux femmes, notamment les agressions sexuelles. La police nationale alerte sur une série de plaintes reçues ces dernières semaines, mettant en lumière un contexte d’insécurité grandissant, particulièrement pour les femmes et les jeunes filles.
L’un des cas les plus choquants s’est produit dans la nuit du 20 novembre 2025. Une femme d’une cinquantaine d’années a été violemment agressée et violée par un conducteur de taxi-moto qu’elle avait sollicité pour rentrer chez elle à Kagnicopé, a fait savoir la Police Nationale dans un point de presse. L’homme, âgé de 25 ans, a simulé une panne à Dévégo avant de la menacer avec un couteau, de la violer puis de lui voler son sac contenant un téléphone et 270 000 FCFA. Grâce à l’intervention rapide des forces de l’ordre, le présumé auteur a été interpellé et a reconnu les faits, note-t-on dans le communiqué de la Police.
Cette agression n’est malheureusement pas isolée. La police fait état d’une recrudescence d’actes similaires, dans un climat de fin d’année souvent propice à une insécurité accrue, marquée par des viols, des agressions physiques et des vols à l’arme blanche. Certaines victimes rapportent avoir été suivies ou piégées dans des zones mal éclairées, transformées en terrains favorables aux prédateurs.
Face à cette situation, les autorités ont renforcé les patrouilles et dispositifs de sécurité. Toutefois, elles insistent sur la nécessité d’une vigilance collective. La population, et particulièrement les femmes, est invitée à éviter les déplacements nocturnes isolés, à privilégier les trajets en groupe et à signaler tout comportement suspect.
Les violences sexuelles sont des crimes graves qui nécessitent une réponse ferme et coordonnée de tous les acteurs de la société.
Nadège ADIKI




