En début de semaine, une affaire de viol impliquant un haut cadre de la fonction publique défraie la chronique. Il s’agit du Secrétaire Général du Ministère de l’Action Sociale, de la Solidarité et de la Promotion de la Femme, accusé de viol, placé en garde à vue puis déféré à la prison civile de Lomé en attendant la suite de la procédure judiciaire. Les réseaux, faîtières et organisations féminines et féministes togolaises, réunies au sein de la Grappe des Organisations Féministes du Togo (GOFT), saluent la réaction des autorités tout en formulant une série de recommandations.
« De sources concordantes », lit-on dans le communiqué de la GOFT, le Secrétaire Général du ministère chargé de la Promotion de la Femme a été arrêté dans une affaire de viol impliquant une employée de son département. Une enquête a été ouverte par la Direction centrale de la police judiciaire (DPJ), aboutissant à son interpellation, sa garde à vue, puis son déferrement.
Face à cette situation, la GOFT condamne fermement le viol et l’abus de pouvoir perpétrés « au sein même d’une administration censée protéger les droits des femmes et des filles ». L’organisation félicite la ministre de tutelle pour la diligence dans le traitement du dossier, exprime son indignation et réaffirme sa solidarité avec la victime, ainsi qu’avec toutes celles qui n’osent pas encore rompre le silence.
La GOFT demande :
– Une instruction judiciaire rapide, impartiale et indépendante ;
– La transparence totale tout au long de la procédure ;
– L’application stricte des sanctions prévues par la loi ;
– Un accompagnement global des victimes ;
– La formation obligatoire et continue des agents publics en éthique professionnelle et respect des droits humains ;
– L’affichage clair et visible des procédures de signalement dans toutes les administrations.
Pour rappel, l’article 212 du nouveau Code pénal togolais punit le viol d’une peine de réclusion criminelle de cinq (5) à dix (10) ans et d’une amende de deux (2) à dix (10) millions de francs CFA.



