Neuf agents issus de trois radios communautaires ainsi que trois influenceuses et influenceurs de Dapaong ont été formés, les 15 et 16 mai 2026, à la production et à la diffusion de contenus de qualité sur la santé sexuelle et reproductive (SSR) et les Violences Basées sur le Genre (VBG). Organisée par l’association Tchowourè avec le soutien de l’African Women’s Developpement Fund (AWDF), cette initiative vise à renforcer de manière ciblée les compétences des participant(e)s afin qu’ils soient en mesure de concevoir, produire et diffuser des contenus inclusifs, accessibles et transformateurs sur la SSR et les VBG.
Dans un contexte marqué par une vulnérabilité accrue liée à l’insécurité, aux déplacements internes de populations, à la pauvreté structurelle et à un accès limité aux services sociaux de base, la région des Savanes expose davantage les femmes et les filles à diverses formes de violences.
« Dans ce contexte, les radios communautaires constituent des outils essentiels de communication sociale et de mobilisation communautaire. Grâce à leur ancrage local, à la diffusion en langues nationales et à leur proximité avec les réalités vécues par les populations, elles sont particulièrement bien positionnées pour produire et diffuser des contenus radiophoniques inclusifs sur la SSR et les VBG », a souligné Reyhanath TOURE MAMADOU l’association Tchowourè.

Ainsi, les participants, issus notamment de Radio Courtoisie, Radio Communautaire des Savanes et Radio MECAP, ainsi que les influenceuses et influenceurs de Dapaong, ont d’abord été initiés aux notions de santé sexuelle et reproductive, à la compréhension des Violences Basées sur le Genre, à la communication inclusive et éthique autour de ces thématiques, ainsi qu’à la gestion des rumeurs, des stéréotypes et de la désinformation dans les médias.
Durant ces deux jours, les bénéficiaires ont reçu un encadrement intégrant l’approche inclusive à toutes les étapes de la chaîne de production radiophonique : choix des thématiques, élaboration des messages, animation des émissions, interaction avec les auditeurs et diffusion des contenus.

Une attention particulière a également été accordée à la production de contenus accessibles aux personnes en situation de handicap, aux jeunes et adolescents, aux personnes déplacées ainsi qu’à d’autres groupes marginalisés, notamment à travers l’utilisation des langues locales, de formats participatifs et de messages adaptés.
Par ailleurs, grâce à une méthode participative, inclusive et orientée vers la pratique, les participants ont été répartis en groupes de travail composés de membres issus de radios communautaires différentes afin de favoriser l’apprentissage entre pairs, le partage d’expériences et la mutualisation des bonnes pratiques. Cette organisation a permis de croiser les réalités locales, d’enrichir les analyses et de renforcer la collaboration inter-radios.
À l’issue de cette formation, les participant(e)s disposent désormais d’une meilleure maîtrise des notions liées aux VBG et à la SSR, ainsi que des capacités nécessaires pour produire et diffuser des contenus inclusifs de qualité basés sur l’approche genre et inclusion.
Cette initiative contribue ainsi au renforcement des connaissances, des attitudes et des comportements positifs au sein des communautés.
Nadège ADIKI



