« Tous contre les violences basées sur le genre (VBG) : une synergie d’action pour la cohésion sociale ». C’est autour de ce thème que s’est tenue, ce samedi 27 décembre 2025, une importante séance de sensibilisation dans la communauté de Dagué (Commune Lacs 3). Organisée par l’association J4E2D (Jeunesse Engagée pour l’Éducation, l’Entrepreneuriat, l’Environnement et le Développement Durable) en partenariat avec la mairie d’Agbodrafo, cette initiative vise à vulgariser la notion de VBG et à renforcer la lutte contre ce fléau à travers l’information, l’éducation et l’engagement communautaire.
Les violences basées sur le genre persistent au Togo, prenant la forme de violences physiques, sexuelles, psychologiques ou économiques, et affectent en particulier les femmes et les filles. Ces violences sapent la cohésion sociale et compromettent l’égalité des chances. Pour cette deuxième édition, l’atelier a mobilisé des acteurs de la société civile, des représentants communaux, des chefs traditionnels et de nombreux habitants.
L’approche participative, en langue locale et adaptée aux réalités de la communauté, a favorisé une meilleure compréhension et une implication active des populations. L’objectif : déconstruire les tabous, prévenir les abus, encourager les victimes à parler et mobiliser l’ensemble de la société autour de la lutte.
« La commune, à l’instar du gouvernement togolais, s’est engagée résolument dans la promotion des droits humains, de l’égalité entre les femmes et les hommes, et de la protection des personnes vulnérables. La lutte contre les VBG n’est pas seulement l’affaire des autorités ou des ONG. Elle est l’affaire de tous : parents, chefs traditionnels, leaders religieux, jeunes, hommes et femmes. Je salue cette initiative qui mise sur le dialogue et l’éducation communautaire », a déclaré Anani Méssan, maire de la commune Lacs 3.

La journée a été marquée par un panel interactif permettant aux participants d’identifier les différentes formes de VBG, leurs causes, leurs conséquences, ainsi que les mécanismes de prévention et de prise en charge. L’accent a été mis sur l’importance de protéger les personnes vulnérables, en particulier les femmes et les filles, et de signaler les cas de violence. Les participants ont aussi été outillés sur les textes de loi en vigueur et les structures d’accompagnement disponibles.
« Il est temps de reconnaître que la violence faite aux femmes, aux filles, aux enfants, et même aux hommes, sous toutes ses formes, est une insulte à notre humanité. Elle constitue un frein à la paix, à la sécurité et au développement durable. Il est urgent de combattre toutes les formes de violences et d’en attaquer les causes profondes. Je tiens à féliciter et à encourager toutes les initiatives engagées dans l’éveil des consciences », a déclaré Vossah Akofa Djatougbé, Directrice exécutive de l’association J4E2D.

Elle rappelle que la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) est une responsabilité collective qui nécessite l’implication de tous les acteurs : autorités, communautés, jeunes, femmes et hommes.
Igor Koffi ATTOHOUN, Président du Conseil d’Administration de l’association J4E2D, a exhorté la population à briser le silence en dénonçant toute forme de violence : « Dénoncer n’est pas un acte de malveillance, mais un acte de sauvegarde. Le signalement permet aux structures compétentes d’assurer une prise en charge efficace et adaptée, et de sauver des vies », a-t-il affirmé.
À l’issue de la séance, un comité de jeunes de Dagué a été mis en place. Ces jeunes s’engagent à devenir des ambassadeurs de la lutte contre les Violences Basées sur le Genre (VBG) dans leurs quartiers et milieux de vie respectifs.
Active dans la commune Lacs 3, J4E2D s’est donnée pour mission de créer un environnement inclusif où chaque individu, sans distinction, peut s’épanouir et contribuer à une société équitable et durable. Cette deuxième édition de sensibilisation s’inscrit dans la mise en œuvre de son plan d’action, notamment dans ses axes liés à l’éducation, à la sensibilisation et à la promotion du genre, en cohérence avec l’Objectif de Développement Durable n°5 (ODD5) sur l’égalité entre les sexes.




