Mieux connaître son corps, comprendre la sexualité et lever les tabous : c’est le pari que s’est donné Wetri Care en réunissant des adolescents, ce samedi 18 avril 2026, à son siège à Lomé, pour un après-midi de ciné-débat. Accueillie au « Point Rouge », cette initiative vise à répondre aux préoccupations des jeunes en matière de santé sexuelle et reproductive.
Le « Point Rouge » se veut un espace sûr de discussion, d’échange et d’éducation, dédié aux jeunes. Un lieu où filles et garçons peuvent librement poser leurs questions et s’informer sur des sujets souvent jugés sensibles. Cet espace a d’ailleurs été officiellement inauguré avant le lancement de la projection.

Au cœur de l’activité : un épisode de la série « C’est la vie », largement reconnue pour aborder sans détour les réalités liées à la sexualité en Afrique. Après le visionnage, place à un débat interactif. Réactions à chaud, questions guidées et partages d’expériences ont rythmé les échanges. Les participants ont d’abord exprimé leurs impressions sur les personnages et les scènes marquantes, avant d’aborder plus en profondeur les thématiques liées à la sexualité.
« Les adolescents ont été très réactifs. Ils ont posé beaucoup de questions et partagé leurs idées. Nous en avons profité pour leur apporter des informations essentielles. Certains ont même proposé des thèmes pour les prochaines rencontres, ce qui est très intéressant », a confié Floriane Akuete, militante féministe à Wetri Care.

La rencontre s’est achevée par un rappel des points clés abordés, suivi d’une orientation vers des ressources fiables pour permettre aux jeunes d’approfondir leurs connaissances.
Engagée dans la promotion de la dignité menstruelle ainsi que des droits sexuels et reproductifs, Wetri Care entend poursuivre ses actions en direction des jeunes. L’organisation invite davantage d’adolescents à rejoindre ses initiatives, soulignant l’importance d’un accès à l’information pour faire des choix éclairés. Elle se veut également un cadre d’accompagnement accessible à tout jeune désireux d’en apprendre davantage sur ces questions.
Nadège ADIKI



