Eva Ramón Gallegos, vient de réaliser une percée remarquable dans le domaine médical. À l’Institut Polytechnique National du Mexique, cette chercheuse a réussi à éliminer complètement le virus du papillome humain (VPH) chez un groupe de 29 femmes à Mexico, grâce à une approche innovante basée sur la thérapie photodynamique.
Le papillomavirus humain est l’une des infections sexuellement transmissibles les plus répandues au monde, touchant aussi bien les femmes que les hommes, et constituant un facteur majeur de risque du cancer du col de l’utérus. Face à ce défi sanitaire, la méthode développée par Eva Ramón Gallegos repose sur l’application d’un médicament directement sur le col de l’utérus, ensuite activé par un laser afin de détruire de manière ciblée les cellules infectées, tout en préservant les tissus sains.
Les résultats obtenus sont particulièrement encourageants. Le traitement s’est révélé efficace aussi bien chez des patientes présentant des lésions que chez celles n’en ayant pas. Une efficacité confirmée lors d’essais menés sur plus de 400 femmes dans les régions d’Oaxaca et de Veracruz. Cette avancée ouvre ainsi la voie à un meilleur traitement du cancer du col de l’utérus, qui demeure l’une des principales causes de mortalité féminine à l’échelle mondiale.
Le cancer du col de l’utérus est le quatrième cancer le plus courant chez la femme dans le monde et l’on estime qu’il y a eu environ 660 000 nouveaux cas et 350 000 décès liés à cette maladie en 2022 selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)
Nadège ADIKI



