Le projet « Mon corps, mes droits » s’engage dans la sensibilisation sur la santé sexuelle et reproductive à travers une série de podcasts visant à promouvoir des pratiques d’hygiène fondées sur des informations scientifiques. Le premier épisode, consacré à l’hygiène corporelle, met en lumière les bonnes pratiques et déconstruit certaines croyances encore répandues dans les communautés.
Mis en œuvre par l’association Tchowoure en collaboration avec l’Association des Femmes et Filles Handicapées Vaillantes de la région des Savanes (A2FHV-S), avec l’appui financier de l’Agence Française de Développement (AFD) et l’accompagnement de CARE Bénin/Togo, le projet « Mon corps, mes droits » entend renforcer les connaissances des populations sur les questions liées à la santé sexuelle et reproductive.
Dans le cadre de cette initiative, une série de podcasts a été lancée avec le Réseau des Médias Engagés pour la Responsabilité Sociétale des Entreprises et pour la Protection des Femmes et des Filles (MERSE-P2F). Ces contenus visent à diffuser des informations fiables et accessibles afin d’encourager l’adoption de comportements favorables à la santé.
Intitulé « L’hygiène corporelle, un pilier du bien-être, de la santé et de la dignité », le premier épisode a accueilli Djafok Béatrice, sage-femme à la Direction régionale de la Santé des Savanes. À travers cet échange, la professionnelle de santé a partagé des conseils pratiques et des informations utiles sur les bons gestes d’hygiène, tout en revenant sur certaines idées reçues largement véhiculées.
Elle a notamment déconseillé les lavages excessifs du corps, souvent considérés à tort comme un signe de meilleure hygiène. « Il y en a qui disent que se laver plusieurs fois par jour, c’est bon pour la santé. C’est faux, car cela peut irriter la peau et éliminer sa protection naturelle. La peau joue un rôle de barrière contre les microbes », a-t-elle expliqué.
Abordant la question des menstruations, Djafok Béatrice a également rappelé que les considérer comme un phénomène sale ou impur relève de croyances infondées. Selon elle, les règles constituent un processus naturel qui ne doit être associé à aucune notion de honte ou de dévalorisation.
Concernant l’entretien des parties intimes, la sage-femme a mis en garde contre l’utilisation de produits fortement parfumés. « Certaines femmes pensent que les parties intimes doivent être lavées avec des produits très parfumés. Pourtant, ces produits peuvent irriter les zones intimes et détériorer la flore vaginale, alors que celle-ci protège le vagin contre les infections », a-t-elle précisé.
La spécialiste a par ailleurs insisté sur le fait qu’une bonne hygiène ne constitue pas une protection absolue contre toutes les infections. « Une personne propre peut transmettre certaines infections, mais l’hygiène contribue à réduire les risques sans toutefois les éliminer », a-t-elle rappelé.
La rédaction



