À travers une série de tableaux d’art abstrait, le projet « Femme Soufre » rend hommage à la femme africaine et invite le public à réfléchir sur sa place dans la société, ses défis et les formes d’indifférence auxquelles elle fait encore face. L’exposition se tient du 17 au 31 juillet 2026 à Lomé, à l’espace Nutafe.
Le titre « Femme Soufre » repose sur une association symbolique entre la femme et le soufre, un élément chimique portant le symbole S et le numéro atomique 16. Il ne s’agit pas du verbe « souffrir » conjugué, mais d’une invitation à établir un parallèle entre deux éléments considérés comme précieux dans l’équilibre de la société humaine.
À travers cette création artistique, l’artiste Eli Dush, cherche à mettre en lumière les similitudes entre la femme et le soufre, notamment les difficultés et les formes de marginalisation qu’ils peuvent symboliquement représenter. Le projet vise ainsi à susciter une prise de conscience autour du mieux-être des femmes et d’une meilleure compréhension des usages du soufre.
L’exposition, ouverte du 17 au 31 juillet 2026 à l’espace Nutafe à Lomé, présente plusieurs tableaux d’art abstrait réalisés dans le cadre de cette initiative. Les visiteurs sont invités à découvrir ces œuvres et à explorer les messages qu’elles véhiculent.

Pour Eli Dush, créateur artistique et planificateur événementiel, l’idée de ce projet est née d’une réflexion sur la valorisation de la femme africaine, notamment à travers la célébration de la Journée internationale de la femme africaine, commémorée chaque 31 juillet.
« Regarder le film Une si longue lettre, réalisé par Angèle Diabang à partir de l’adaptation du roman de Mariama Bâ, a été un déclic essentiel pour reconsidérer le souhait de s’investir dans la célébration de la Journée internationale de la femme africaine, de plus en plus délaissée au profit du 8 mars. Lorsque Woman King et Muganga sont venus s’ajouter à la liste de mes films vus, la création de mes œuvres n’a plus tardé à s’imposer. Peu à peu, de la recherche d’informations à l’assemblage du matériel de travail, les dix œuvres du projet ont vu le jour », explique-t-il.
À travers cette exposition, l’artiste invite le public à découvrir des œuvres qui mêlent réflexion sociale et expression artistique. Au terme de l’événement, des femmes seront honorées en reconnaissance de leur parcours et de leur contribution, dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la femme africaine.
Après l’espace Nutafe, l’exposition « Femme Soufre » se poursuivra à la librairie Bonne Semence, située à Agoè Démakpoè, avec un atelier d’écriture prévu le samedi 29 août. Cette nouvelle étape permettra d’explorer une déclinaison des œuvres plastiques vers la littérature, en créant un dialogue entre arts visuels et écriture.
Nadège ADIKI



