Le 22 janvier 2026, Lomé a été le théâtre de la signature d’accords de partenariat marquant le lancement du programme « Space To Lead », une initiative conjointe de Plan International Togo et de ses partenaires, financée par l’Agence Internationale Suédoise du Développement (SIDA). Ce programme, qui s’étendra sur 39 mois (d’octobre 2025 à décembre 2028), ambitionne de renforcer la société civile et de promouvoir une société plus inclusive où les enfants et, en particulier, les jeunes filles et femmes sont autonomisés, exercent leurs droits et bénéficient d’une égalité de genre.
Ce programme est lancé dans un contexte où plusieurs défis majeurs persistent, notamment : le manque de financement et de capacités d’auto-développement des organisations de la société civile (OSC), limitant la durabilité de leurs actions, les inégalités de genre, qui cantonnent souvent les femmes aux tâches domestiques tandis que les hommes détiennent le pouvoir économique et décisionnel, la prévalence de violences sous diverses formes (physiques, psychologiques, sexuelles, économiques), des facteurs socio-économiques et culturels défavorables : pauvreté, normes patriarcales, faible niveau d’éducation, et méconnaissance des droits, les difficultés rencontrées par les jeunes pour prendre des décisions éclairées en matière de santé sexuelle et reproductive, un contexte sécuritaire régional fragile, marqué par l’instabilité dans le Sahel et des menaces terroristes.

Dix organisations de la société civile, dont sept dirigées par des adultes et trois par des jeunes, seront impliquées dans la mise en œuvre du programme. Parmi elles, on retrouve Alafia, FAWE, FONGTO, FODDET, CREUSET, ATAREKAD, AEJT-DE, Youth Panel Atakpamé, PF/OSC/VIH et RJCE. Leurs interventions se concentreront sur deux axes principaux : les Violences Basées sur le Genre (VBG) et la santé et les droits sexuels et reproductifs (SDSR).
Ousseynou Samb, directeur pays de Plan International Togo, a souligné l’importance de l’implication des jeunes, affirmant : « Ils sont les vecteurs du changement, ceux qui portent l’énergie de la transformation. Ce projet est crucial et nous attendons beaucoup des OSC, qui joueront un rôle essentiel dans ce processus », a-t-il déclaré.
Au-delà des OSC partenaires, le programme touchera également 9 500 élèves âgés de 10 à 24 ans (65 % de filles) dans les écoles secondaires, 2 100 apprentis des centres d’apprentissage identifiés, environ 3 024 enfants et jeunes, dont 2 025 filles, dans les communautés, 5 200 adultes, dont 3 100 femmes.

Diane, présidente du conseil d’administration de l’association Atarekad, a exprimé son enthousiasme : « C’est une véritable opportunité de renforcer nos capacités et d’impacter nos communautés. Ce programme nous permettra de changer des choses durables et de devenir une organisation de référence pour les jeunes. »
La signature des accords de partenariat, accompagnée de discussions sur les responsabilités des parties prenantes et les attentes du bailleur de fonds, symbolise un engagement vers une vision commune : l’égalité de genre, la protection des droits des enfants et des jeunes, ainsi que le renforcement durable des capacités des OSC
Nadège ADIKI



