Un communiqué publié ce vendredi 23 janvier 2026 à Abidjan par la Ligue Ivoirienne des Droits des Femmes (La Ligue) fait part d’une tragédie : il s’agit du meurtre d’Alexandra M’Badama, après avoir subi des violences sexuelles répétées. Agée de 28 ans, Alexandra était une jeune femme engagée pour la défense des droits des femmes. Selon des sources ivoiriennes, elle aurait disparu le 15 décembre 2025. Son absence a été très vite constatée par ses collègues de travail qui la connaissaient pour sa ponctualité et son sérieux.
Les enquêtes ont donc été lancées par sa famille et ses proches. Pendant ce temps, son père aurait communiqué de fausses informations sur la localisation du téléphone d’Alexandra, ce qui a brouillé les investigations. Dix jours plus tard, le corps d’Alexandra a été retrouvé sans vie dans les eaux de Grand-Bassam. Au constat, le corps présentait de violentes blessures compatibles avec celles d’une arme blanche. Selon des témoignages, son père aurait abusé d’elle avant de la tuer parce qu’elle refusait ses avances. D’autres témoignages révèlent qu’Alexandra M’Badama avait disparu plusieurs fois auparavant.
Face à ce drame, la Ligue Ivoirienne des Droits des Femmes suit avec attention le travail des forces de l’ordre dans cette affaire. « Nous faisons confiance aux autorités compétentes pour mener leur mission avec sérieux, diligence et impartialité. Nous espérons que toute la lumière sera faite sur ce crime et que la justice accomplira pleinement son rôle, dans le respect de la dignité de la victime et des droits de sa famille », exprime Meganne Boho, présidente de la ligue.

De même, elle fait appel à l’opinion publique, aux utilisateurs et utilisatrices des réseaux sociaux ainsi qu’aux médias pour faire preuve de retenue, de responsabilité et de respect dans le traitement de cette affaire. Que la dignité d’Alexandra soit préservée, que son histoire ne soit ni instrumentalisée ni transformée en contenu sensationnaliste, et que toute forme de discours banalisant, justifiant ou glorifiant les violences, y compris le féminicide et l’inceste, soit fermement rejetée.
La ligue exige que les violences faites aux femmes et aux filles soient reconnues, prises en charge à temps et sanctionnées.
Nadège ADIKI



