Ce mardi 27 octobre 2026, s’est tenu à Lomé l’atelier de validation du document d’identification des flux et des politiques migratoires. Élaboré par le cabinet IHFRA (Innovative Hub for Research in Africa), ce document vise à produire des connaissances opérationnelles pour améliorer la protection des migrants et alimenter le plaidoyer auprès des décideurs nationaux et régionaux. Il s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet OUESTAF, intitulé « Parcours régionaux pour la prévention de la migration irrégulière, la lutte contre le trafic des migrants, la traite des êtres humains et la protection des femmes et des jeunes en situation irrégulière en Afrique de l’Ouest, y compris dans la sous-région du Sahel ».
Le projet est porté par un consortium composé de WeWorld, de WILDAF-AO et de WILDAF Togo, avec le financement de l’Union européenne et sous contrat avec le Centre international pour le développement des politiques migratoires (ICMPD). Cette rencontre a permis aux différents acteurs impliqués dans le projet, notamment les institutions étatiques, les organisations de la société civile, les médias et les cyberactivistes, d’apporter leurs amendements et recommandations en vue d’améliorer le rapport.

Malgré l’adoption du protocole de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur la libre circulation des personnes, la mobilité humaine reste entravée par des obstacles persistants. Les personnes en situation de migration irrégulière sont particulièrement exposées à l’insécurité et aux risques de violation de leurs droits fondamentaux.
Le rapport entend ainsi contribuer à une meilleure prise en compte des besoins des migrants présents sur le territoire togolais et à l’amélioration de leurs conditions de vie. Pour renforcer la pertinence du document, les participants à l’atelier ont relevé les éléments qui ne correspondaient pas à la réalité du pays, les informations à ajouter ou à retirer, les formulations à revoir ainsi que les études complémentaires à mener.
« Un certain nombre de points soulevés méritent d’être revus. Il s’agit notamment du répertoire de l’ensemble des acteurs intervenant dans le domaine, qui doit être établi de manière exhaustive. Par ailleurs, certains mécanismes mis en place par le Togo n’ont pas été pris en compte dans le rapport. Une recommandation a donc été adressée au consultant afin qu’il retourne sur le terrain et complète les informations manquantes, pour permettre la validation officielle du document », a souligné Walbiga Lalidagou, chargé des activités du projet OUESTAF.

Le projet OUESTAF étant de portée sous-régionale, il est mis en œuvre en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Mali, au Burkina Faso et au Togo. L’étude a été réalisée dans chacun de ces pays, où les rapports nationaux sont en cours d’élaboration. Ces documents seront ensuite regroupés dans un rapport final destiné à soutenir le plaidoyer auprès de l’Union africaine en faveur d’une meilleure prise en charge des migrants.
Nadège ADIKI



