La grande finale de Miss Univers 2025 s’est tenue le 20 novembre en Thaïlande. Parmi les ambassadrices du continent, la représentante ivoirienne Olivia Yacé s’est imposée comme l’une des figures les plus marquantes. Elle a terminé la compétition en tant que 4ᵉ dauphine, un classement qui a suscité de vives contestations.
Cette 74ᵉ édition du concours a réuni 120 participantes venues des cinq continents, dont 14 ambassadrices africaines. Une présence significative qui témoigne de l’intérêt croissant des jeunes femmes africaines pour les grandes scènes internationales.
Originaire de Côte d’Ivoire, Olivia Yacé est bien plus qu’un visage de concours. Passionnée d’art, de culture et d’entrepreneuriat, elle s’est formée en marketing et communication avant de devenir une personnalité publique, admirée pour son charisme, son professionnalisme et son engagement social. Reine de beauté en 2021 dans son pays, elle a ensuite été 2ᵉ dauphine de Miss Monde en 2022.

À Miss Univers 2025, elle a porté un projet social profondément ancré dans les réalités africaines : la valorisation et l’acceptation de la femme africaine. Un plaidoyer articulé autour de :
– L’acceptation de soi ;
– Le respect du teint naturel ;
– La fierté des cheveux africains ;
– L’affirmation d’une identité féminine africaine forte dans un monde globalisé.
Après une performance remarquable mêlant prestance scénique, éloquence, leadership et originalité culturelle, elle est classée 4ᵉ dauphine, un résultat jugé injuste par une partie du public africain. Pour beaucoup, son parcours, sa discipline et son impact méritaient un rang plus élevé.
« D’autres intérêts semblent avoir prévalu, tant des lignes rouges éthiques ont été franchies allègrement tout au long du concours Miss Univers 2025. Ce n’est que la fin qui a apporté la clé à tous ces atermoiements étranges dont l’épilogue consacre la véracité », a relevé le Comité Miss Côte d’Ivoire sur sa page Facebook, ajoutant qu’il s’agit de la toute première fois qu’il porte un tel jugement sur un concours international de beauté en 26 ans de participation.
Avant la finale, deux membres du jury ont démissionné, dénonçant un manque de transparence et des cas de conflits d’intérêts.
Nadège ADIKI



