Du 24 au 28 février 2026, Yas FIMO 228 a confirmé son statut de rendez-vous incontournable de la mode africaine. Pour cette 13ᵉ édition, placée sous le thème « Naître et renaître », le festival a choisi d’explorer les notions de reconstruction et de dignité à travers la création togolaise et africaine. Lors de la deuxième journée, dédiée au défilé Haute Couture, l’élégance était au rendez-vous. Sur le podium, les silhouettes des mannequins en disaient long. Chaque tissu, chaque broderie traduisait une idée : celle d’une renaissance soigneusement pensée et magnifiée par le savoir-faire des créateurs.

Venus de divers horizons du continent, ces derniers ont rivalisé d’audace tout en valorisant le « Made in Togo » et le « Made in Africa ». Entre coupes structurées, matières nobles et détails minutieux, le spectacle a séduit un public conquis par la créativité et l’originalité des tenues présentées.
Au-delà de l’esthétique, cette 13ᵉ édition porte un engagement fort. À travers son promoteur, Jacques Logoh, le festival met à l’honneur les femmes portefaix, figures emblématiques des marchés togolais.

Symboles de courage et de résilience, ces femmes incarnent la capacité à se relever et à avancer malgré les épreuves. Leur place au cœur du concept artistique rappelle qu’aucun métier n’est insignifiant et que la mode peut aussi devenir un puissant vecteur de reconnaissance sociale.
Créé en 2013, Yas FIMO 228 s’est progressivement imposé comme une plateforme d’expression pour les talents émergents et confirmés. Avec cette nouvelle édition, le message est clair : la mode togolaise ne se contente pas d’exister, elle se réinvente.
À travers le regard porté sur les femmes portefaix, elle affirme que l’élégance et la dignité peuvent défiler ensemble, sur le même podium.
Par Ahoefa NUTSUGA



