Une gouvernance locale efficace ne peut se construire sans l’implication active des femmes et des jeunes, qui représentent une force dynamique essentielle au sein des communautés. C’est dans cette perspective qu’un atelier de formation sur la participation citoyenne et les techniques de plaidoyer s’est tenu les 24 , 25, 26 et 27 février 2026 dans les communes de Tchaoudjo 2 et 4. Organisée par l’Alliance pour la Défense et Conseil de la Femme (ADCF), avec le soutien de l’ONG Equipop, cette rencontre visait à renforcer les capacités des femmes et des jeunes afin de favoriser leur participation active et stratégique aux processus de gouvernance locale et de consolidation de la paix.
Ces quatre journées d’activités s’inscrivent dans le cadre du projet intitulé « Renforcement des capacités d’influence des femmes et des jeunes pour leur participation aux sphères décisionnelles », officiellement lancé à cette occasion.
Axé sur la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations unies (Femmes, Paix et Sécurité) et la Résolution 2250 (Jeunesse, Paix et Sécurité), ce projet met en lumière la nécessité de garantir une participation significative des femmes et des jeunes aux processus de paix et de gouvernance. Le Togo, à travers l’adoption de politiques et de plans d’action nationaux relatifs à l’égalité de genre, à la promotion de la jeunesse, à la décentralisation et à la cohésion sociale, entend renforcer l’inclusion, la participation citoyenne et la prévention des conflits au niveau communautaire.

« L’engagement en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas seulement une aspiration morale ; il est consacré par notre cadre juridique. Investir dans le leadership des femmes et des jeunes, ce n’est pas créer un privilège, mais corriger un déséquilibre. Ce n’est pas opposer les genres, c’est construire ensemble une société plus juste, plus inclusive et plus prospère. Le développement local durable ne peut être atteint que lorsque chaque citoyenne et chaque citoyen a la possibilité réelle d’influencer les décisions qui affectent sa vie », a affirmé le représentant du maire de la commune de Tchaoudjo 1.
Réunissant des femmes leaders communautaires, des jeunes leaders, des membres de coopératives locales ainsi que des acteurs engagés dans la promotion de la paix, des droits humains et de la cohésion sociale, l’atelier a été rythmé par des exposés interactifs, des séances de brainstorming, des travaux de groupe, des études de cas et des jeux de rôle, notamment des simulations de rencontres avec des décideurs, suivis de restitutions en plénière.



« Notre projet vise à accroître la participation active des femmes et jeunes dans les instances de prise de décision, particulièrement dans la région centrale. Nous faisons un pas décisif vers un avenir où chaque voix compte et où le développement se construit avec l’implication de toutes et tous », a déclaré Dedjila Faouzia, Directrice Exécutive de l’ADCF.
Quatre modules ont structuré cet atelier : la participation citoyenne, les techniques de plaidoyer, l’élaboration d’un plan d’action et d’une stratégie de plaidoyer, ainsi que les stratégies pour surmonter les résistances.
Le projet de l’ADCF est un sous projet du projet « Pour des agendas Féministes, Paix et Sécurité ; Africaines de l’ouest et du Sahel solidaires pour la paix » mise en œuvre par le consortium d’organisations comprenant DIakonia, Equipop, FAD et Gorée Institute.
Nadège ADIKI



