Si les filles sont nombreuses au niveau de l’enseignement primaire, des disparités réapparaissent toutefois dans les cycles secondaire et supérieur. À ces niveaux, leurs taux de maintien et d’achèvement restent inférieurs à ceux des garçons. Face à cette situation, le Groupe de réflexion et d’action, Femme, Démocratie et Développement (GF2D) a organisé, le jeudi 12 mars 2026 à Lomé, une conférence débat. Soutenue par l’organisation Carrefour International, cette activité s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée chaque 8 mars. Elle vise à contribuer à la promotion et à la protection effectives des droits des femmes et des filles au Togo, tout en renforçant l’accès à la justice, l’égalité des chances et l’autonomisation, conformément au thème : « Pour toutes les femmes et les filles : droits, égalité et autonomisation ».
La rencontre a mobilisé plusieurs groupes organisés, notamment des syndicats de corps de métiers, des apprenants ainsi que certaines bénéficiaires du centre d’écoute du GF2D en présence d’un représentant du ministère des solidarités, du genre, de la famille et de la protection de l’enfance.

Elle a été marquée par un panel de discussions animé par des acteurs juridiques, venus éclairer les participants sur les réalités vécues par les femmes en matière de droits et de justice, analyser les enjeux liés au thème retenu et proposer des pistes d’actions concrètes. Les échanges ont ensuite été suivis d’une discussion débat avec les participants, dans une dynamique participative et constructive.
Selon Corine Amévi SODJADAN, de Carrefour International Togo, « la promotion des droits, de l’égalité et de l’autonomisation des femmes exige l’engagement de tous. Les institutions publiques, les organisations de la société civile, les partenaires techniques et les communautés jouent chacun un rôle essentiel dans ce processus ».

La Directrice exécutive du GF2D Gina Adekambi a, pour sa part, souligné l’importance de multiplier les actions de sensibilisation afin de permettre aux femmes et aux filles de mieux connaître leurs droits et les mécanismes de protection existants. Elle a indiqué que le renforcement des capacités constitue un levier essentiel pour favoriser leur autonomisation et encourager leur pleine participation au développement de la société.

Au-delà de la sensibilisation, cette conférence débat a permis aux participants d’approfondir leurs connaissances sur les droits des femmes et des filles ainsi que sur les mécanismes juridiques et institutionnels de protection existants au Togo. Les acquis de cette rencontre devraient leur permettre d’agir comme relais communautaires de sensibilisation et de plaidoyer.
Des recommandations et pistes d’actions ont également été formulées afin de renforcer l’autonomisation des femmes et des filles et d’améliorer leur accès effectif à la justice et à leurs droits.



