HOT NEWS :
Genre et économie verte : le projet FAME lancé au Togo
Négresses Féministes: Engagement féministe pour une paix inclusive
Forum régional des filles : Katoura Koriko triomphe
Forum des filles : former les futures décideuses d’aujourd’hui
Sous-vêtements féminins : les bonnes pratiques
FESOJES : TCHOWOURE mobilise autour du rôle des femmes
Violences conjugales : le témoignage courageux de Maa Bio
Togo: Lamboni Kouniyenini, la plus jeune maire ouvre la voie
Togo: Le ReFEST réunit experts et universitaires autour du genre
Vente en ligne: Le commerce se fait désormais par écran
Cancer du col de l’utérus: l’espoir d’une éradication
Droits des femmes : J4E2D appelle à une mobilisation collective
Interview : « L’inclusion n’est pas une faveur », Dogomangue Nambkoua
Femmes reléguées à l’arrière : la polémique des sièges en bus
Femmes et justice : un nouvel outil élaboré par le RJED
The Education Collaborative: La réussite étudiante au cœur de l’enseignement supérieur en Afrique
ISBAEXPO4 : l’ISBA célèbre la créativité de ses étudiant(e)s
Portrait: Thérèse Essohanam KAROUE, Docteure, gestionnaire en développement international Écrivaine
Illimité 24h : l’offre qui t’accompagne toute la journée
Paix féministe : le pari du « Consortium Nana Aïcha »
  • ACCUEIL
  • A PROPOS
    • VISION
    • EQUIPE
    • ENGAGEMENT QUALITE
  • FÉMINISME
  • VBG
  • ELLE DE LA SEMAINE
  • ALAFIA
  • PROJETS
    • Femmes En Ecojogging
    • Violence faites aux femmes handicapées
  • +
    • JURIDIK’ELLES
    • ACTU’FEM
    • OSC-I ACTU
    • ENTREPRENEURIAT
    • EDITOS
    • BIEN ÊTRE
    • INTERVIEWS
    • SOCIETE
    • SPORTS
    • TENDANCE
    • Vécus de femmes
    • TRIBUNE
    • PODCASTS
    • SOINS DE CHEVEUX
    • CA SE DIT ENTRE FEMME
    • SOINS DE VISAGE
    • STYLE
    • Soin de corps
    • Soin intime
    • Soins de peau
    • Opportunités
    • PORTRAIT
    • SEXUALITE
    • FINANCE
    • LEADERSHIP
    • Littérature
    • MAQUILLAGE
    • MOD’ELLES
    • MULTIMEDIA
    • Musique
    • CULTUR’ELLES
    • CULTURE
    • DOSSIER
    • Droits et Devoirs
    • Elles Inspirent
    • Affairage
Aa
Afrikelles, Le reflet de la femme africaine et son quotidienAfrikelles, Le reflet de la femme africaine et son quotidien
  • ACCUEIL
  • A PROPOS
  • FÉMINISME
  • VBG
  • ELLE DE LA SEMAINE
  • ALAFIA
  • PROJETS
  • +
Search
  • ACCUEIL
  • A PROPOS
    • VISION
    • EQUIPE
    • ENGAGEMENT QUALITE
  • FÉMINISME
  • VBG
  • ELLE DE LA SEMAINE
  • ALAFIA
  • PROJETS
    • Femmes En Ecojogging
    • Violence faites aux femmes handicapées
  • +
    • JURIDIK’ELLES
    • ACTU’FEM
    • OSC-I ACTU
    • ENTREPRENEURIAT
    • EDITOS
    • BIEN ÊTRE
    • INTERVIEWS
    • SOCIETE
    • SPORTS
    • TENDANCE
    • Vécus de femmes
    • TRIBUNE
    • PODCASTS
    • SOINS DE CHEVEUX
    • CA SE DIT ENTRE FEMME
    • SOINS DE VISAGE
    • STYLE
    • Soin de corps
    • Soin intime
    • Soins de peau
    • Opportunités
    • PORTRAIT
    • SEXUALITE
    • FINANCE
    • LEADERSHIP
    • Littérature
    • MAQUILLAGE
    • MOD’ELLES
    • MULTIMEDIA
    • Musique
    • CULTUR’ELLES
    • CULTURE
    • DOSSIER
    • Droits et Devoirs
    • Elles Inspirent
    • Affairage
© 2025 – Afrikelles, Le reflet de la femme africaine et son quotidien. Tous Droits Réservés.

Vécus de femmes: Père inconnu, mère alitée, étudiante le matin, serveuse de bar le soir,Edwige craque

GADEDJISSO TOSSOU Egnoname Eugenie Par GADEDJISSO TOSSOU Egnoname Eugenie 14 juillet 2023 7 min : Temps de lecture
Partager sur

 

Une enfance compliquée

Je suis Edwige Yayra T. étudiante à l’Université de Kara. Orpheline de Père depuis ma naissance, ma mère est malade depuis que j’ai 9 mois, elle est paralysée et vit à la charge des autres, elle ne peut rien faire d’elle-même et a toujours besoin d’aide. Je suis née à Atakpamé le 25 décembre 2002. Pour des raisons de santé, ma maman a dû me laisser chez une Tata qui m’a élevée. En grandissant, c’est elle, j’ai considéré comme ma génitrice jusqu’à ce qu’on ne m’amène à Kara me présenter ma mère. Au début, je n’y ai pas cru. Vu son état, j’ai fini par l’accepter, surtout quand on m’expliqua les circonstances de notre séparation et son état de santé. C’est quand je suis arrivée chez mes oncles pour aller à l’école qu’on n’a pas retrouvé ma pièce de naissance et on a dû me faire un jugement supplétif, ce qui donne désormais le 31 décembre 2003. Depuis que je suis née, j’ai toujours vécu chez les gens avec tous les mauvais traitements possibles : de tante à tante, d’oncle à oncle, de voisins à voisins, fatiguée, je suis venue louer une petite pièce en 2020 et je vis seule.

 

Un parcours scolaire au grand merci de bonnes âmes

J’avais pu mettre pied à l’école, parce qu’il y avait de belles âmes que j’ai trouvées sur ma route. Des gens me donnaient des fournitures scolaires et je me débrouillais avec. Pourtant, comme à chaque fois je change de lieu d’habitation, finalement, j’ai perdu de vue toutes ces bonnes volontés et je suis seule à me battre maintenant. Lorsque j’ai eu le Baccalauréat 2e partie, je n’avais pas les moyens pour aller à l’université, j’ai dû laisser passer une année parce qu’il fallait chercher les moyens de survie à l’université, les documents à acheter et tout ce qui va avec. Je suis allée à Lomé pour travailler comme domestique de maison. Comme tâches quotidiennes, je dois entretenir la maison, balayer et nettoyer les carreaux, apprêter le petit déjeuner des enfants et les accompagner à l’école, il faut ensuite faire le marché, revenir faire le repas de midi et retourner chercher les enfants à l’école. Il y a aussi la boutique à gérer. J’étais payé à 15 mille francs CFA le mois. Entre méchanceté et arrogance, ma vie n’a été que calvaire dans cette maison. Un soir ma patronne n’était pas encore rentrée, il sonnait déjà 23H, je suis allée m’allonger en attendant son retour, à peine 15 min de sommeil, elle est arrivée et il fallait aller ouvrir le portail. Le retard accusé pour le faire m’a valu des injures jusqu’à mes géniteurs et ensuite, elle m’a laissé une cicatrice sur la joue avec une louche bien chaude qu’elle a retiré de la soupe que je chauffais pour elle cette nuit-là. À la fin de ce mois, je suis partie de chez elle et depuis ce temps je n’accepte plus travailler comme domestique dans les ménages. Maintenant, je suis beaucoup plus dans les activités champêtres : aller aider lors des gens lors des semences et je suis payée par jour. Pour les récoltes, je suis sollicitée, et au-delà de l’argent qu’on me paye, on me donne également des céréales, bref tout ce que nous ramenons des champs. Aussi, les soirs, je suis serveuse dans un bar.

 

Un rêve brisé

Il faut vivre pour rêver, parfois, je me demande : moi si petite, ma vie est déjà très compliquée, qu’est-ce que je peux y faire encore ? Me battre pour que ma maman se relève un jour, c’était mon rêve jusqu’à ce que je me retrouve aujourd’hui sur le point d’abandonner le campus. Je n’ai pas de certificat de nationalité. C’est mon plus gros souci en ce moment. Même mes bourses et allocation à l’université je n’ai jamais perçu parce que je n’ai pas de carte nationale d’identité. Je dois travailler pour me nourrir, me loger, me déplacer pour aller au cours, payer les documents et tout ça, il y a ma mère aussi qui m’attend pour ses besoins, comment vais-je me partager ? Mes 20 milles de salaire au Bar sont insuffisants pour nous, si au moins, je pouvais avoir accès à mon compte pour prendre mes aides et allocations de l’université, ça pourrait nous aider, mais rien. Quand je devrais laisser l’école pour aller travailler comme domestique, j’ai demandé à ma mère si elle est sûre que parmi les soldats qui frappaient Jésus sur le chemin du calvaire, il n’y avait pas mes arrières grands-parents? Je tente en fait de comprendre l’origine de mes maux sur terre.

Il ne me sert à grand-chose de continuer les cours sans les papiers d’identité. Je songe, au pire des cas, me diriger vers les soins esthétiques, notamment la pose des faux ongles et cils pour avoir un peu de sous. J’ai une amie qui le fait déjà, elle sera ma formatrice.

Au-delà de tout, je rends grâce pour la santé que Dieu m’a donnée. Mon plus grand souhait aujourd’hui, en dehors de ma nationalité en difficulté, est de voir ma mère rétablie.

Mon conseil, tant qu’on est en vie et sur terre, continuons par nous battre dans la dignité.

 

 

 

TAGGED: Vécus de femmes
GADEDJISSO TOSSOU Egnoname Eugenie 14 juillet 2023 14 juillet 2023
Partager cet article
Facebook Twitter Whatsapp Whatsapp LinkedIn Email Copy Link Print
GADEDJISSO TOSSOU Egnoname Eugenie
Par GADEDJISSO TOSSOU Egnoname Eugenie
E. Eugenie GADEDJISSO TOSSOU, journaliste Professionnelle. Je mets ma plume au service du leadership féminin.
Article Précédent Coït interrompu: 75 % de risques d’une grossesse
Article Suivant Togo-France : Deux femmes engagées élues au Conseil de Dialogue et de Partenariat
WhatsApp Image 2025-03-05 at 01.46.10
TAPIOCA
GARI

Populaires.

PORTRAIT : Mimiche Diabaté, l’influenceuse guinéenne de fait et d’action

  Belle et ambitieuse, Mimiche Diabaté est, à la base, une journaliste animatrice, très connue…

23 mars 2023

Togo : l’ambassade des USA au Togo offre une opportunité aux femmes entrepreneures

L’aventure entrepreneuriale est parsemée d’embuches. Elle nécessite donc une base solide et de formations pointues.…

21 juillet 2024

PORTRAIT : Elisée Azoko APEMEKU, l’exemple vivant d’une reconversion professionnelle réussie dans le digital

  D’origine togolaise, Élisée Azoko APEMEKU est une jeune analyste en résolution de problèmes et…

16 mars 2023

Reportage : Kouméalo, une lavandière tenace et de confiance à Lomé

Dame Kouméalo est lavandière depuis plus de dix ans. L’efficacité, la rapidité, l'honnêteté sont les…

15 novembre 2024

REPORTAGE :  Aurélie B. Teko l’entrepreneure de 21 ans derrière les sacs de luxe DACH

  Depuis deux ans, Aurélie Berthe Teko a transformé sa chambre et la cour de…

23 décembre 2022

Miss World 2021 : deux Miss africaines en course pour la demi-finale

Miss Monde sera à sa 70e édition cette année. La finale aura lieu au Coliséo…

7 décembre 2021

OPPORTUNITÉ : Cofeda offre une formation sur mesure à 15 jeunes femmes entrepreneures

  Les entreprises ont du mal à résister au temps. La faute à plusieurs facteurs…

8 février 2023

SODETOU : Tricoter pour survivre, surmonter le handicap

Elle est une personne de petite taille (naine) et avait une grosse bosse au dos…

29 juin 2021

INTERVIEW : « Il est temps de responsabiliser les femmes », Liliane Basue, fondatrice de « Femmes bâtisseuses »

  Il ne devrait pas exister d’exclusion et de discrimination dans le choix des métiers.…

19 janvier 2023

Culture : renaissance des contes africains grâce aux reines

Conter est un art, une technique qui même înnée nécessite un apprentissage. C’est dans ce…

23 août 2021

Vous pourriez aussi aimer

Violences conjugales : le témoignage courageux de Maa Bio

Vécus de femmes

Témoignage : « Peur qu’en le repoussant trop fort, il me fasse pire », une survivante de harcèlement

Vécus de femmes

GMF2024 : Zoom sur des participantes journalistes africaines

Vécus de femmes

VÉCUS DE FEMMES : elle perd une trompe à 18 ans, subit des railleries et huit ans après, la gloire !

Vécus de femmes
Actualités
CONTACTEZ-NOUS

AFRIKELLES – RECEPISSE DE DECLARATION
N° 0051/HAAC/12-2021/pl/P

Fondatrice, Directrice Générale, Directrice de Publication & Responsable des plaintes :
GADEDJISSO TOSSOU Egnoname Eugenie
Par Téléphone : 00228 92 80 62 46

Par Mail : contact@afrikelles.com

Facebook X-twitter
Actualités
SANTE
BIEN ÊTRE

HI clôture le projet SMSPS : 2 401 vies touchées et transformées

BIEN ÊTRE

Digital Girl Glam Brunch : Réseautage et Empowerment Féminin

BIEN ÊTRE

Heal by Hair : un programme innovant pour la santé mentale des femmes au Togo

BIEN ÊTRE

Menstruations sans tabou : AMI inaugure un espace pour le changement

Actualités
A PROPOS

Afrikelles Média est un webmagazine dédié au quotidien de la femme africaine et à son épanouissement. L’équipe du média est à 90% féminin.

  • ACCUEIL
  • A PROPOS
    • VISION
    • EQUIPE
    • ENGAGEMENT QUALITE
  • FÉMINISME
  • VBG
  • ELLE DE LA SEMAINE
  • ALAFIA
  • PROJETS
    • Femmes En Ecojogging
    • Violence faites aux femmes handicapées
  • +
    • JURIDIK’ELLES
    • ACTU’FEM
    • OSC-I ACTU
    • ENTREPRENEURIAT
    • EDITOS
    • BIEN ÊTRE
    • INTERVIEWS
    • SOCIETE
    • SPORTS
    • TENDANCE
    • Vécus de femmes
    • TRIBUNE
    • PODCASTS
    • SOINS DE CHEVEUX
    • CA SE DIT ENTRE FEMME
    • SOINS DE VISAGE
    • STYLE
    • Soin de corps
    • Soin intime
    • Soins de peau
    • Opportunités
    • PORTRAIT
    • SEXUALITE
    • FINANCE
    • LEADERSHIP
    • Littérature
    • MAQUILLAGE
    • MOD’ELLES
    • MULTIMEDIA
    • Musique
    • CULTUR’ELLES
    • CULTURE
    • DOSSIER
    • Droits et Devoirs
    • Elles Inspirent
    • Affairage
© 2021 – 2026 – Afrikelles, Le reflet de la femme africaine et son quotidien. Tous Droits Réservés.
Welcome Back!

Sign in to your account

Register Lost your password?