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Portrait : Amen Assignon, la journaliste togolaise griotte d’une Afrique qui gagne

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Pour plusieurs observateurs, le monde des médias rime avec les études littéraires. L’exception faisant la règle, la 3ᵉ Conseillère de l’Association des Femmes Professionnelles de Médias (AFPM-Togo) démontre le contraire. « Lucarnes des Femmes de Médias » projette ses lumières sur Amen Assignon, la correspondante Togo de la VOA Afrique, un média international. 

 

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Pour ceux qui la connaissent, Amen Assignon fait la fierté de l’Afrique à travers sa voix semi-rock qui transperce les cœurs des téléspectateurs et des internautes. Quelle personnalité se cache derrière cette belle âme qui s’investit quotidiennement dans la promotion des initiatives locales par le biais de sa caméra ?

 

Le parcours surprenant de la journaliste Amen Assignon

Contrairement à tous les passionnés du journalisme qui font la série A4 au lycée, Amen Assignon a obtenu un BAC série D au lycée de Tokoin. Naturellement, elle commença un parcours en faculté des sciences. Mais, très tôt, au bout d’un an, elle dévia pour l’anthropologie à la faculté des sciences humaines.

Pendant qu’elle étudiait à l’Université de Lomé, la femme de média s’est laissée guider par sa passion, celle de découvrir l’univers des médias. « Parallèlement à mes cours à l’université, j’ai commencé à faire mes premiers pas dans le journalisme. Je combinais études et travail », a-t-elle fait savoir.

L’Afrique c’est notre continent et c’est à nous de le développer

Elle fit donc ses premiers pas à la radio KNTB, avant d’intégrer en 2008, à l’issue d’un casting serré, la dynamique équipe de la Chaîne du Futur (LCF) qui n’émet malheureusement plus. Là, elle travailla donc comme journaliste, reporter et animatrice d’une émission consacrée à l’art (Mozaïk), puis à City Fm en qualité de journaliste et rédactrice en chef.

En 2015, l’aventure au sein du groupe Sud Média pris donc fin. Très rapidement, notre femme passionnée poursuit son chemin avec la radio privée Taxi Fm en qualité de journaliste, reporter, présentatrice du Journal et animatrice de l’émission féminine (Fcommefemme).

C’est à cette époque, que débuta son intervention sur des médias internationaux, notamment avec la radio internationale allemande (DW). Elle y collabore de 2015 à 2021, avant de séduire la VOA Afrique, qui lui donne sa confiance en 2022, en tant que correspondante pays.

 

Rehausser et embellir l’image de l’Afrique, le leitmotiv d’Amen Assignon

 « Montrer ce qui se fait de bien au Togo et en Afrique en général », c’est ce qui fait battre le cœur de la voix de l’Amérique au Togo. Pour Amen Assignon, il est important d’ouvrir les yeux aux filles et fils de l’Afrique en leur faisant comprendre que l’immigration n’est pas forcément la solution.

Quand votre nom parle à votre place, pour moi c’est une réussite

« Il n’y a pas que les guerres, la famine, la pauvreté. Nous avons d’énormes ressources en Afrique et il est important qu’on le fasse savoir à nos jeunes. L’Afrique c’est notre continent et c’est à nous de le développer », soutient-elle fièrement.

Pour elle, l’humain et tout ce qui le définit doit être au cœur de son travail. C’est pour cela, tout ce qui la motive est le fait de se sentir utile à sa communauté. Plus loin, deux sujets essentiels qui tiennent à cœur à notre journaliste, est l’agroécologie et la santé mentale. « L’agroécologie, pour une alimentation beaucoup plus saine. Le stress, quant à lui, est un tueur silencieux et est devenu aujourd’hui le lot quotidien de beaucoup de personnes. Il faut qu’on en parle ».

Retour sur certains moments clés et importants de sa carrière

La journaliste Amen Assignon a partagé avec nous une anecdote qui lui fait souvent sourire. « C’est quand je me présente quelque part et qu’on me répond : ah c’est vous Amen Assignon ? J’aime beaucoup ce que vous faites et j’aime votre voix. Je vous suis à la radio ».

Des gens que je rencontre, se réjouit la journaliste, me disent fréquemment cela et ça me fait chaud au cœur. « Quand votre nom parle à votre place, pour moi c’est une réussite », conclut-elle. Un des moments importants et inoubliables de sa carrière reste, sa rencontre avec M. Latevi Ebénézer Lawson, considéré comme un grand monument de la télévision. « Je lui rends un grand hommage et lui dis merci pour tout. Un merci également à Noël Tadegnon qui a été d’un grand soutien pour ma carrière dans le journalisme », s’exprime Amen.

Malgré les souvenirs et les moments importants à célébrer, il est important de rappeler que la journaliste internationale est confrontée au quotidien à d’importants défis. Parmi lesquels, on note l’accès aux sources d’informations, aux personnes-ressources pour les interviews et surtout aux risques d’agression, de harcèlement sur le terrain.

 

Le message d’Amen Assignon aux jeunes passionnés du métier

« Si vous avez un rêve, activez-vous à le réaliser. Donnez-vous les moyens pour y arriver. N’ayez pas peur d’échouer, c’est plutôt formateur. Et soyez ambitieux et audacieux », c’est le message fort que l’ainée Amen Assignon envoie à ses successeurs. 

Mais ce n’est pas tout. Pour la femme de média, il est extrêmement important aujourd’hui de se former, de s’imposer et surtout se cultiver, en particulier pour les femmes, bref cultiver l’excellence. Aussi, faut-il impérativement apprendre l’Anglais. « Formez-vous sans cesse et mettez à jour vos compétences. Aujourd’hui, avoir une carrière réussie rime avec multipotentialité », insiste-t-elle.

Actuellement, la correspondante résidente au Togo de la voix de l’Amérique se prépare pour de grandes réalisations. Ses aspirations sont profondes !  « Me lancer dans la réalisation documentaire et aussi pourquoi pas me reconvertir dans l’agriculture. C’est un domaine qui me passionne énormément ».

Amen Assignon pour VOA-Afrique Lomé, deviendra-t-elle la version féminine de l’incontournable « Alain Foka » ? Au sein de l’Association des Femmes Professionnelles des Médias du Togo, c’est notre fort souhait ! 

 

Christelle Agnindom

Projet « Lucarnes Femmes de Médias » de l’AFPM

 

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