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Journée Internationale des Filles et femmes de science : Innocente Gbékévi, épouse la cybersécurité et devient l’une des rares femmes consultantes dans le domaine

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Les femmes sont sous représentées dans les Sciences, les technologies, l’ingénierie et les mathématiques (STEM). Cela a amené l’Assemblée générale des Nations Unies à adopter en 2015, le 11 février comme Journée internationale des femmes et des filles de science. L’objectif est de promouvoir l’accès et la participation pleine et équitable des femmes et des filles à la science. Selon le rapport phare de l’UNESCO, les filles ne sont que 35 % à travers le monde à étudier dans les disciplines STEM au niveau de l’enseignement supérieur et des écarts sont observés au sein de chaque discipline. Parmi celles-ci, une jeune togolaise de la trentaine, Innocente Gbékévi a pu sortir du lot. Passionnée de la technologie et des recherches scientifiques en Cybersécurité, Innocente a su braver stéréotype, doute, critique pour commencer ses études de sciences et technologie pour être aujourd’hui, l’une des rares femmes africaines consultantes en cybersécurité.

Innocente Gbekevi, est une jeune togolaise. Passionnée de la technologie et de la sécurité de systèmes d’information en particulier, elle brûle d’ardeur pour les recherches scientifiques en Cybersécurité, droits des données et vie privée, reconnaissance faciale et intelligence artificielle. Elle a eu d’abord un Master en administration système et sécurité réseaux à l’Université de Reims en France puis un autre Master en Assurance de l’Information et la cybersécurité aux Etats-Unis grâce à la bourse « Fulbright » de l’Ambassade des États-Unis d’Amérique au Togo. Mais bien avant, elle a fait un parcours en télécommunication au Togo. A ce jour, elle accumule cinq années d’expérience en tant qu’ingénieure en systèmes d’informations au Togo et en France et depuis 2 ans en tant que consultante en cybersécurité.

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Les premiers pas d’Innocente en science.

en choisissant un domaine scientifique, on développe l’esprit critique et des raisonnements logiques pour la résolution des problèmes majeurs. On a des ouvertures dans le monde, ce qui m’a permis de faire des tournées en Europe et en Amérique.

Généralement, les filles sont victimes d’intimidation quand elles décident de faire des filières scientifiques. En dehors des camarades et des enseignants qui doutent de leur capacité, il y a les parents, qui voulant que leurs filles ne connaissent d’échecs scolaires, les démotivent dans leur choix à faire une filière scientifique et les dirigent vers les filières littéraires et sociales. Ces stéréotypes n’ont pas découragé Innocente, au contraire, l’ont plutôt encouragée après son Brevet d’études du premier cycle (BEPC) à opter pour la filière D au Lycée. Parcours qu’elle a d’ailleurs brillamment réussi, et c’est avec beaucoup d’enthousiasme qu’elle raconte les nombreux atouts qu’elle tire en étant femme de science et de technologie : « en choisissant un domaine scientifique, on développe l’esprit critique et des raisonnements logiques pour la résolution des problèmes majeurs. On a des ouvertures dans le monde, ce qui m’a permis de faire des tournées en Europe et en Amérique. Et aujourd’hui, on devient des modèles pour la génération future ou on la montre que c’est possible, elles peuvent arriver. » Innocente Gbékévi, écrit son histoire et fait partie d’une des jeunes femmes inspirantes du continent africain.

Difficultés recensées.

Les difficultés existent partout, qu’on soit femme ou homme. Mais, certaines sont liées particulièrement au genre. Dans ce cas d’espèce, elles sont de différents ordres : « déjà les préjugés établis sur les capacités des femmes à évoluer dans le monde de la science, ne facilite pas la tâche à celles-ci ce qui amène peu de personnes à leur laisser la chance de faire des preuves », explique la consultante en cybersécurité. Elle rajoute en outre le coût élevé pour les meilleures formations. La formation dans les domaines scientifiques coûte cher. En plus, il faut beaucoup d’énergie et de la persévérance. « Le manque de nos mentors et de devanciers dans nos milieux pour plus de motivations et d’encouragements à ne pas abandonner ne nous facilite pas la tâche », précise-t-elle.

 

Innocente Gbékévi, écrivant au tableau au cours d’une formation.

 

Intéresser les femmes aux filières scientifiques

ôter la peur chez les filles qui veulent s’engager dans les domaines scientifiques tout en démystifiant la difficulté liée aux domaines. Sensibiliser les parents pour que depuis la maison, ils offrent les mêmes possibilités à tout leurs enfants filles comme garçons. 

Le monde célèbre ce 11 février 2022, tout comme toutes les années, la journée internationale des femmes et filles de sciences. A l’occasion, des recommandations seront faites pour améliorer la représentativité des femmes dans les filières scientifiques et technologiques. Innocente Gbékévi propose la sensibilisation à tous les niveaux : « ôter la peur chez les filles qui veulent s’engager dans les domaines scientifiques tout en démystifiant la difficulté liée aux domaines. Sensibiliser les parents pour que depuis la maison, ils offrent les mêmes possibilités à tous leurs enfants filles comme garçons », a t-elle déclaré.  Innocente Gbekevi avec ses jeunes sœurs a toujours une exhortation : “Choisissez vos rêves plutôt que vos peurs”

Elle propose par ailleurs la multiplication des activités scientifiques dans les écoles depuis le cours primaire pour stimuler le cerveau des enfants et les pousser à la curiosité. C’est à juste titre, qu’elle se rend disponible pour accompagner ses jeunes sœurs. D’ailleurs, elle était aux côtés de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique au Togo lors d’un atelier à l’endroit de plus de 20 élèves filles en classe de 3 -ème du Togo. L’objectif étant de sensibiliser et d’encourager les filles à s’affirmer dans les matières scientifiques. 

L’UNESCO et ONU Femmes s’efforcent d’intégrer les filles dans l’enseignement des sciences et de leur assurer la place qui leur revient dans ces professions et industries.

 

Eugenie GADEDJISSO TOSSOU

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