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Café Genre 2023 : S’unir contre les violences basées sur le genre

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Elles sont victimes de violences basées sur le genre. Elles, ce sont les femmes et selon les statistiques, 4 femmes sur 10 subissent ces violences. Pour pencher une fois de plus sur la thématique, le Forum des Femmes pour la femme et l’enfant a organisé le 27 décembre 2023 la troisième édition du Café Genre, un événement phare dans le cadre de la campagne des 16 Jours d’activisme contre les violences basées sur le genre.

 

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Placée sous le thème central, “Tous Unis Contre les Violences Faites aux Femmes, aux Filles et aux Enfants”, cette 3ᵉ édition de Café genre a rassemblé divers acteurs, dont des représentants des agences du système des Nations Unies, le gouvernement togolais, des ambassades, les médias, le secteur privé, ainsi que des associations de femmes entrepreneurs et des groupements de femmes. Elle est un espace d’échange et de partages des stratégies à mettre en œuvre pour le bien des filles et enfants.  

Et selon Abougnima-Kadjaka Molgah, 2ᵉ vice-présidente du forum, après avoir fait un bref aperçu des suites des deux premières éditions, estime que cette troisième se donne pour objectif final de parvenir à une tolérance zéro en matière de violences basées sur le genre.

Deux grandes communications ont marqué cet atelier à savoir l’état des lieux des efforts consentis par le Togo dans le cadre de l’égalité genre et la lutte contre les VBG. Et justement sur cette thématique, il est important de noter que le pays a pris des mesures significatives dans ce sens. Selon Ferdinand Koffi Gani, Directeur de cabinet du ministère de l’Action Sociale, de la Promotion de la Femme, et de l’Alphabétisation, ces mesures sont, entre autres, les révisions légales telles que le nouveau code des personnes et de la famille, le Code pénal, ou encore le code de l’enfant.

Toujours dans le cadre de la lutte contre les VBG et les efforts du Togo, l’on note la création des centres d’écoute installés sur le territoire national qui ont accompagné près de 6 000 victimes depuis quatre ans. Sans oublier, un protocole de prise en charge des victimes de VBG, impliquant plusieurs ministères clés, a également été instauré, avec des partenaires tels que le PNUD, l’OMS et l’UNFPA et autres apportant leur soutien.

Il y a aussi l’approche intégrée avec l’accent mis sur la sensibilisation, la formation et la participation de divers acteurs, y compris les chefs religieux, les chefs traditionnels, les associations et ONG, ainsi que la population en général. Des numéros verts ont été mis en place pour signaler les cas de violences, renforçant l’importance de la participation de la population pour mettre fin aux violences faites aux femmes, aux enfants et aux hommes. Numéros verts : le 8224 pour signaler des cas de violences faites aux femmes, le 8250 pour signaler des cas de violences faites aux enfants en milieu scolaire, et le 1011 pour signaler tout abus sur les enfants.

Malgré ces efforts, Abou Nima Kadjaka fait remarquer qu’il reste du travail à faire, en proposant qu’il faut prendre le mal par la racine. Elle soutient qu’il faut recommencer par la base, c’est à adire l’éducation pour atteindre l’objectif de tolérance zéro.

L’autre panel est un partage d’expérience et mise en lumière des actions menées par des OSC pour l’égalité genre et la réduction des VBG au cours des trois dernières années. À la suite de ce panel, il ressort la nécessité d’une collaboration continue et d’une mobilisation collective pour mettre fin aux violences basées sur le genre et promouvoir l’égalité pour toutes les femmes, filles et enfants au Togo.

Ce café genre a également marqué le lancement du Grappe des organisations féministes du Togo (GOFT), une plate-forme d’échange et de dialogue avec l’État togolais.

 

 

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